Ier VOSGES ALSACE CLASSIC
Classic Challenge Thuner Gretener
15,16 octobre 2011
Tout commence par l'accueil à la villa Mathis au col du Keuzweg, le vendredi après-midi. Le contrôle technique s'effectue par les commissaires dans un vent glacial au côté des 4 véhicules Mathis présentés sur le parvis de l'Hôtel. Dés 16h00 les premiers équipages se prêtent au rituel du rallye : réception du paquetage, étalonnage de road trip, collage de sticker, … bref on se raconte tout ce qui s'est passé depuis la dernière épreuve. Pour d'autres, c'est leur premier rallye. Les derniers contrôles techniques ont lieu la nuit tombée, et la soirée va se terminer par une bonne tarte flambée après une présentation détaillée de la vie de Monsieur Mathis. Pour beaucoup la nuit se passera à l'Hôtel, pour moi et la Dastun 240Z ce sera à la maison.
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Samedi matin, départ à la fraîche et au grattoir pour les 58 équipages. On y retrouve un bon nombre d'habitués de la VCV dont plusieurs équipages de l'AVA. Avec Hubert Hetzer mon pilote, nous avons le numéro 30. Le trip calé et le chrono à 0, c'est partit. C'est à ce moment qu'il ne faut pas oublier les recommandations que l'on a reçues lors de la formation organisées par l'AVA l'année dernière. J'en profite encore pour remercier Robert Schneck. On s'arrête sur le parking à l'entrée de l'hôtel et je vérifie l'ordre des cases. Le « stabilo » est mis à rude épreuve dès les premières pages. Pour les cartes, on décide ensemble de les traiter au fur et à mesure. Je prends tout de suite confiance car la matinée va nous emmener dans la région natale de mon pilote.
La descente du Hohwald nous amène à Itterswiller, Nothalten, ou Hubert me fait un freinage d'urgence, pour attraper un CP pince. Je sens que le pilote va avoir un rôle important ce week-end. Arrivés sur Epfig, la première carte « d'altitude » qui va faire voler beaucoup de concurrents. Nous en faisons partie. Et oui, content d'avoir trouvé une solution, qui de plus emprunte des routes vinicoles de l'ancien Rallye Alsace Vosges ( Epreuve du championnat de France des rallye et les débuts de Sébastien Loeb). Je dis à mon pilote : « tu vois c'est là que le rallye passait ». Et oui, mais j'ai oublié qu'il failait sortir des vignes et rejoindre Kogenheim. Et voilà comment on prend 20 minutes de retard.
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Sur la départementale, on rencontre une moissonneuse à maïs. Hubert m'avait prévenu. Dans le ried c'est la période et en plus la météo est favorable. On se dirige vers Wittenheim, Hilsenheim et Binderheim, un haut lieu du Carnaval dans le ried, grâce à une carte où je trouve la solution rapidement avec juste un point délicat pour le deuxième passage à Hilsenheim pour prendre le point 5 que l'on validera lors du premier passage.
On arrive à Wittisheim pour une spéciale chronométrée. Et là c'est un coup dur. J'ai mis a disposition le système de chronométrage que l'on avait essayé dans la semaine, et malheureusement une modification du logiciel de dernière minute provoque une erreur. Tans pis je m'arrête après le chrono pour faire une correction, mais cette épreuve ne sera pas validée. Du coup pas de pause à Wittisheim et l'on repart vers Muttersholtz. Ca y est on entre dans le pays de mon pilote. Et là c'est partit pour 20 minutes de recherche. On s'arrête, on se renseigne auprès d'autres équipages, on croit avoir compris on recommence. Si je me rappelle bien, on est repassé 4 fois au panneau d'entrée du village Muttersholtz. Bref on décide d'aller à Baldenheim, où l'on va faire une petite faute, mais la connaissance du terrain par rapport à la sortie des booléens (0 et 1 sont les mamelles de l'informatique, nous disait un professeur) nous sauve.
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Et nous voilà partis vers Mussig, la capitale du céleri. Hubert me cite un dicton local : « si les femmes savaient ce que le céleri fait à l'homme, elle iraient en chercher jusqu'à Rome ». Cela suffit à nous refaire sourire, surtout que l'on va passer à Schwobsheim. Hubert en profite pour passer un coup de fil, pour prévenir son village que l'on arrive. De nouveau un freinage d'urgence pour attraper un CP pince dans la petite forêt. Avec ce retard, on ne s'est même pas arrêté boire une bière avec sa famille. Du coup déconcentré je loupe le trip au rond point et on rate un CP à Bosenbiesen. On repasse à Schwobsheim et on re klaxonne pour les copains. Fil d'Ariane et fléché allemand qui vont se passer facilement, mais uniquement grâce à la remarque du briefing. Tous les ronds-points même les tout petits comptent. Le carrefour en photo, n'est pas trouvé au bon kilométrage. Mais on continue et le voilà. Ensuite on passe à Horbour-Whir, prêt du circuit de voitures radiocommandées où j'aperçois de loin des amis modélistes qui profitent du beau temps.
A 13h30, le repas nous attend. On se met à table avec 3 équipages belges qui ne savent pas du tout comment ils se situent dans la compétition. Ils ont perdu leurs repères. Vers 14h30, départ pour l'étape 2 avec une carte à recomposer dans Horbour-Wihr. On a décidé maintenant de mettre « gaz » entre les villages pour ne pas perdre trop de temps. A Ostheim, n'ayant pas de double décimètre pour vérifier la distance la plus courte (en passant par le pont ouest), nous décidons d'effectuer le trajet inverse par le pont sud. Bien nous en a pris, il y avait un CP à prendre.
Nous filons à vive allure vers Ribeauvillé où nous cherchons un petit peu, un arbre autour duquel il faut tourner. Nous attaquons ensuite la montée vers Aubure, ou nous prenons la première épingle à gauche. Et pied dedans, nous faisons la montée rapidement. Arrivés au sommet nous n'avons toujours pas trouvé la borne. On décide de rebrousser chemin et de prendre l'autre montée où nous nous faisons plaisir dans les virages. Les pneus pluie de la Z adhèrent à merveille et l'on prend de bons appuis.
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Arrivés à Aubure, nous avons droit à une deuxième épreuve spéciale chronométrée en descente sans moteur. De nouveau un coup au moral, puisque maintenant la communication radio des cellules de chronométrage montre des faiblesses et le système ne chronomètre pas toutes les voitures. Ensuite nous partons pour une scéance de photos. Nous cherchons un moment puis en analysant l'enseigne du restaurant et ses alentours : une photo miroir. Une fois l'astuce trouvée, on transmet l'information à Thierry et à ceux que l'on voit tourner. Les contrôleurs de la VCV ont du remplir des feuilles, en notant les passages et repassages des voitures. Allez, direction Ribeauvillé, où nous faisons 2 fois le tour de la coopérative viticole où nous ne trouvons pas Balthazar, le roi mage du Kouglhof.
En passant devant le Casino, on assiste à une concentration de cigognes, un des symbole de l'AVA. Et il y en une centaine dans un champ fraîchement retourné, qui font une pause avant d'attaquer une grande étape. Dans Bergheim, on s'arrête au côté de nos collègues Bernard et François que je remotive en lui disant de s'accrocher derrière nous. La coupe devait être pleine puisqu'au ¾ du parcours ils décident de rejoindre l'étape suivante. On les retrouvera à l'étape de Scherwiller, où Thierry Muller nous accueille dans son entreprise Estelec, pour une bière (enfin) et une paire de knacks. La nuit est en train de tomber, mais comme la dernière étape est annulée, les concurrents prennent leur temps pour rejoindre leur hôtel et le repas au Mont St Odile. Avec tout le retard, nous décidons de nous détendre en allant directement à un match de Handball à Séléstat.
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Après une courte nuit, la Z sort du garage bien chaud et nous partons pour le Hohwald. Nous arrivons un peu en retard, mais Bernard et François nous informent que le deuxième tronçon après Osthouse sera neutralisé, car le Road-Book est du même gabarit que celui de la veille. Nous voilà donc partis, et comme hier nous prenons un peu de temps pour balayer le roadbook. Pas de difficulté, mais il va falloir faire un peu de calcul mental pour calculer la distance à parcourir. Super cela tombe pile sur le trip et ça tourne à gauche. Au bout du chemin, on retrouve un wagon de voitures qui ont du oublier une retenue dans le calcul. On arrive à Heiligenstein sur une carte basée sur des orientations géographiques, que j'avais résolue durant les 4,29 km de descente. Direction Valff, ou le « LAISSER TOUT DROIT » nous fait faire 5 fois le tour de Valff. En décidant d'abandonner et de partir vers Westhouse, on voit le CH derrière la petite chapelle. On se rend donc à ce CH en faisant demi-tour. A ce moment, on doit avoir 40 minutes de retard. Mon pilote me dit : « quoiqu'il arrive à 11h00 on s'arrête boire l'apéro ».
Au début de la boucle de Obenheim/Gerstheim, on fait une halte avec deux équipages de l'AVA pour confronter les solutions que l'ont a trouvées, et on attaque cette ultime carte. Vers 10h40 nous arrivons à Osthouse au hall Project'ill pour la collation bretonne. Nous avons droit à un accueil particulier, car étant moi-même du comité de Project'ill et sponsor de cette étape, mes camarades et supporters sont tous là. L'équipe de restauration s'est chargée de préparer des crêpes et du cidre, et ont été récompensées par Gérard Lapostolle par une coupe pour les « meilleures crêpes qu'il n'avait jamais mangées ». Chapeau les filles.
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Il nous reste la dernière épreuve spéciale où je demande à mon pilote de mettre « gaz » pour le spectacle.
Voilà c'est fini. Nous montons au mont Saint Odile pour le repas de clôture, où tout le monde se questionne sur son résultat. Après une bonne choucroute, nous apprenons à notre grande surprise que nous sommes sur la première marche du podium.
C'est un bon résultat certes, mais rendu amer par la suite de l'histoire.
En tant que Pilote, Partenaire, Trésorier de l'AVA, je tiens à remercier tous les bénévoles, les commissaires pour leur travail, patience, et expérience et en particulier Dany et Madeleine.
Christian Gossé
















