Ronde des Alpes: 25-26-27 JUIN 2010
5 membres de l’AVA dans 4 voitures participent à ce rallye alpin :

Place centrale de La Clusaz.
Michel ZAEHRINGER (et son épouse Isabelle),Porsche 911 Targa 1978, Joseph KLUGHERTZ - Etienne KELLER Triumph TR3A 1959 en GT, Jean-Pierre DREYFUS (et son co-pilote Jean-Paul MASSE), Lancia Fulvia Zagato 1972, Paul TAGLANG (et son co-pilote Benoît COUSIN), 504 Coupé 1970 en Expert.

Isabelle et Michel Zaehringer.
Joseph Klughertz - Etienne Keller.

Jean-Pierre Dreyfus - Jean-Paul Masse.

Benoît Cousin – Paul Taglang.
Avant le départ de la "Ronde des Alpes", de nombreux équipages assistent au départ du Handy Rally Passion organisé par notre Ami passionné et plein de gentillesse : Benoît COUSIN. Dix équipages jouent le jeu et emmènent chacun un jeune handicapé comme copilote pour un mini rallye d’une trentaine de kilomètres. Ces jeunes "concurrents" possèdent un road book et dirigent le pilote de main de maître. A l'arrivée, la mine réjouie de ces enfants procure à la fois grande émotion et satisfaction aux organisateurs et au public;ils seront applaudis très chaleureusement. Les bistrots sur la place sont pleins à ras bord, il y a autant de monde que de boisson sur les tables, la température étant très agréable. Les enfants n’ont qu'une hâte : vivement l’an prochain pour recommencer.
Benoît
renouvelle l'opération aux Boucles de la
Loire avec d'autres jeunes handicapés. Si certains d'entre vous participent à ce rallye, ils peuvent s' inscrire au Handy Rally à l’adresse
suivante :
Benoît Cousin
8 Grand-Rue,
78770 AUTEUIL LE ROY
Tél : 01 30 88 50 22

Benoît COUSIN organisateur du Handy Rally Passion.
Après
cette démonstration, les différents équipages se retrouvent dans la soirée autour d’une bonne table à l’hôtel
Alpen Roc . Repas détendu, discussions à bâtons rompus, évocation des premières
difficultés qui nous attendent pour les deux prochains jours. On y retrouve des
équipages belges et suisses souvent rencontrés dans d’autres rallyes.
Il
fait une température délicieuse, ciel sans nuage avec les
montagnes alentours merveilleusement éclairées par le soleil couchant. Les
voitures se reposent sur la place
centrale gardées par des "molosses" et admirées par une foule
relativement importante; les terrasses resteront bien remplies jusque tard dans la nuit.

Joseph Klughertz : concentration maxi avant le départ.

DEPART 7h00 Place centrale de La Clusaz.

Départ en pleine concentration, pour leur 1° participation à La Ronde des Alpes et après seulement un rallye en GT.
Attention à l’arrivée tonitruante.
1°
JOURNEE Franco Italo Suisse.
Nuit relativement courte, avec un départ à 7h00 pour la première voiture (la magnifique TR3 de l'équipage Keller – Klughertz!!!) . 55 équipages au départ, 36 en catégorie "GT", 19 en catégorie "Expert". Une petite foule de curieux est déjà là pour admirer le spectacle. Cette première journée sera longue, pratiquement 500 Km de routes de montagne avec passage de nombreux cols qui nous emmèneront vers Briançon via la Suisse et l’Italie. Rapidement les pull-overs sont ôtés, le soleil commençant à chauffer dur. Les parcours "Expert" et "GT" sont différents; dès les premières centaines de mètres, un CP avec une boucle met de suite les concurrents dans le bain. Nous filons vers les cols des Aravis et de la Croix de Fer, descente vers Megève avec vue panoramique sur le Massif du Mont Blanc et toute sa chaîne. Ce paysage ne nous quittera qu’à la frontière suisse; viendra ensuite l’envers du décor avec l’aiguille d’Argentière, les aiguilles Dorées, le mont Dolent etc. …… Sur le plan technique, des décomposés et de la cartographie égarent déjà certains équipages, en particulier dans le Praz de Megève!
Porsche 356 encore capotée à 7h30.

Montée vers Chamonix par une petite route sympa inconnue, difficile à repérer. Dans Chamonix, une carto va faire réfléchir plus d’un et entraîner quelques aller-retour. Puis direction la frontière franco-suisse en passant le col des Montets (1461 m) et la réserve des Aiguilles rouges. Passage de la frontière sans encombre, puis du col de la Forclaz (1526 m), descente sur Martigny par une petite route aux mille lacets entraînant un effort musculaire non négligeable pour le pilote, remontée vers le col du Grand St Bernard (2469 m) par une route au revêtement excellent permettant de faire rugir les moteurs. Au col, nous sommes accueillis pour une petite halte sympathique bien méritée au bout de 160 Km (3H45) avec vue magnifique sur le massif des Combins et du Grand St Bernard que l’on a déjà longé dans la montée depuis Martigny.
Cette étape n’est qu’une mise en bouche avant le parcours italien ! Descente du col du Grand St Bernard, route refaite à neuf au milieu de murs de neige (le col n’a été ouvert que 15 jours avant notre passage). Aprés la traversée d’Etroubles, d'Aoste, on monte sur l’autoroute pour un petit quart d’heure ce qui permet de reposer les machines et les hommes, tout ceci en longeant la Savoie et le Piémont, véritable déroulé d'histoire, avec nombreux châteaux et vestiges du passage et de l’annexion du Piémont par Napoléon. Les pancartes ont encore des consonances encore bien françaises, mais malheureusement plus pour longtemps !!!!

Jean-Marie Bierling – Raymond Collovald.
Arrivée à Bio après une première carto à l’italienne (signification : "relativement" précise, les italiens n’ont pas toujours le sens des distances et du dessin routier!) ceci fait que l’attention est soutenue dans les cockpits. De plus, innovation: ils nous faut relever tous les panneaux de village qui jouent rôle de CP avec la première lettre et la dernière lettre de leur nom.

Exemple des nouveaux CP à relever.
Mais attention, c’est l’Italie: il y a de nombreux pièges (l'étape est longue de 108 km pour une durée de 2h10)! Et enfin, repas bien mérité, à l’italienne, hyper copieux, halte de 2 heures permettant aux équipages et aux bolides de se ressourcer!.
Départ pour une nouvelle étape de 211 Km via Barbinia, Viu, col de Lys, arrivée à Briançon.
Le départ se fait dans la plaine du Pô calme et plate où les petites routes sont étroites, relativement roulantes, pas cassantes contrairement à la montagne avec ses virages étroits et épingles serrées. Là, il faut à nouveau relever les noms des villages et non seulement, certains "Km" bien cachés au milieu de village pittoresque où la sieste de 16 heures se prolonge pour la population locale.
Dans Due Bandere, petit village pittoresque aux ruelles étroites et joliment pavées, on entre chez un cafetier sympa pour noter l’heure correspondant à un CP. Tout ceci permet de ne pas placer de CP pince ou autres, mais détourne l’attention de certains équipages, oubliant peut-être de relever un CP classique.
La montée du Col de Montgenèvre est très belle, on passe à proximité de la station, puis on plonge sur Briançon avec une belle vue sur la ville et la barrière des Ecrins. Ouf, l’arrivée n’est pas loin. La traversée de Briançon est neutralisée, voilà l’hôtel.
Précipitation
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sous
la douche
, après ces beaux 500 Km de montagne, puis apéro sur la
terrasse jusqu'à très tard : tout le monde est ravi de cette belle
journée, et même l’intermède autoroutier n’a dérangé personne. Tout se
termine par un excellent repas bien arrosé.

Isabelle et Michel ZAEHRINGER en pleine action.

Traversée de Bue Bandere
2°
JOURNEE entièrement française.
Départ 8H00, pas de briefing, tout est magistralement organisé! On attaque fort par une montée vers Serre–Chevalier sur une route bien asphaltée quittée rapidement pour une petite variante relativement facile dans laquelle il fallait tout de même être très attentif, car présentée sous forme d’arrête de poisson, sur près de 14 km. Arrivée au col du Lautaret (2057 m.), direction col du Galibier, (2642 m.) passage sous un tunnel au sommet permettant de basculer en direction de Valloire, puis remontée du col de la Madeleine, petit col (seulement 1570 m.), tout cela entouré de neige et soleil de plomb dans un ciel bleu azur. La descente sur Aussois se fait tranquillement, sans stress, le fléché métré est nickel chrome, pas d’embrouille! Remontée vers un lieu magique : château fort Marie-Christine, où nous attend un petit casse-dalle à l’ombre sous de vieilles pierres avec une vue dégagée sur le massif de la Tarentaise version nord et sur la vallée de la Maurienne. Les concurrents sont impatients de repartir pour en découdre avec la montée du col de l’Iseran (2748 m), après avoir fait le col de la Madeleine à seulement 1746 m d’altitude. Inversion de case, zone de régularité avec comparaison de moyenne dans la montée du col de l’Iseran et ceci en catégorie GT;bonne mise en bouche pour la découverte de la régularité : sympa!
Traversé
d’un magnifique village : Bonneval sur Arc, célèbre pour ses maisons
typiques et son ouverture sur le parc de la Tarentaise.

Tunnel du Galibier 2642 m.

Massif de la Tarentaise Vue versant Nord Est

Traversée de Bonneval sur Arc.

Montée du col de l’Iseran versant Bonneval sur Arc, parc de la Tarentaise.

Mur de neige dans le col de l’Iseran.
Arrivée au sommet du col de l’Iseran sous un soleil magnifique. Foule de cyclistes et de motards pour nous accueillir, cela se passe dans la bonne humeur et les appareils n’arrêtent de crépiter pour saisir nos "ancêtres" pétaradants.

Arrivée au sommet du col de l’Iseran.
Après cette petite halte, devant le paysage grandiose du domaine du Pissallias (3250 m.) où les skieurs s'en donnent à cœur joie, (lieu célèbre de l’entraînement de la glorieuse équipe de France de ski (J.C. Killy, M. et C. Goitschel, A. Famose, G. Perillat et tant d’autres (Bob Wolleck champion du monde militaire et universitaire), suivie de javas mémorables et de courses de descente en Porsche et autres voitures des années 60-70), descente impressionnante et magnifique sur Val d’Isère avec une superbe vue sur le domaine de ce géant mondial du ski, en particulier sur la face de Bellevarde réputée pour sa course de descente. Les pilotes et copilotes en prennent plein les mirettes. Pas de problème de road-book.
Arrivée à Val d’Isère, pose pour un déjeuner de 2 heures dans un charmant restaurant avec une terrasse ensoleillée à souhait. Les concurrents sortent même la crème solaire! L’apéro et le repas sont à la hauteur du lieu avec multiples entrées, fromages du pays, vins de Savoie et autres réjouissances.

Malheureusement il nous faut quitter ce lieu idyllique pour rejoindre La Clusaz; on n’en a pas fini avec les paysages ni avec les astuces du road-book. On démarre à 14h pile comme prévu vers Bourg St Maurice en longeant le barrage du lac de Tignes qui, lors de sa construction sous l’ère du Général de Gaulle, avait déclenché de nombreuses polémiques et manifestations nationales. Certaines années, à la vidange du lac, on peut aujourd’hui encore observer les vestiges du village et son église toujours en état. Mais avant d’atteindre Bourg St Maurice, on prend une petite route très escarpée avec CP bien caché et zone de régularité. Après 19 km d'une petite route isolée, sans rencontrer âme qui vive, on arrive au Cormet de Roselend, col situé à 1968 m (régulièrement emprunté par les coureurs du Tour de France cycliste), séparant le Massif du Mont Blanc du massif du Beaufortin, où la plupart des concurrents, en avance sur l'horaire, font une halte pour admirer un paysage d'une beauté à couper le souffle…

Pause de 20 minutes au café "Le Dos d'Ane" à Bisanne, dans un cadre majestueux avec vue sur la Tarentaise et le Beaufortain. Boissons et buffet sucré, et on repart avec une carto sur le terrain des étapes spéciales du "Tour du Mont-Blanc" des années 70 et 80; (1° participation, 1° victoire de Bob Wolleck sur une R8 Gordini, année 1967). On rejoint le col des Aravis non sans avoir été déboussolé ... on passe le col de la Forclaz... Retourne-t-on en Suisse ? Non, en fait, il s’agit d’un col du même nom situé dans les Aravis. Descente sur Flumet avant une remontée dans le col des Aravis avant de redescendre sur La Clusaz avec un dernier CP bien planqué associé à un beau faux CP dans un décomposé calculé au mètre prés. Cela ne vous rappelle pas quelque chose ?

Descente dans le Beaufortain.


Un embouteillage imprévu mais fort sympa nous permet d’admirer la montée en alpage d’un troupeau de plus d’une centaine de vaches.
On arrive à une pause au signal de Bisanne en altitude à nouveau dans un cadre majestueux avec vue sur la Tarentaise et le Beaufortin. 20 mn pour se ressourcer et on repart avec une carto sur des étapes du Tour du Mont-Blanc des années 70
Arrivée sur la place centrale du village où nous attendent les touristes avec leurs questions et leurs appareils photos. Nous rangeons nos véhicules bien soigneusement sur la place. Ils ont bien mérité ce repos au frais et au calme.
Le lendemain, un podium est dressé sur la place centrale de La Clusaz, au milieu de tous les véhicules, pour une remise des prix courte et sans chichi. Remise à chacun des concurrents d’un joli souvenir, sobre et simple. Les organisateurs égrènent les noms en catégorie GT, en commençant par les derniers. Top ten, toujours pas de Zaehringer qui pensent avoir été oubliés : et enfin voilà le podium : 2° en catégorie GT pour l'équipage Porsche:" Félicitations". En catégorie Expert, notre ami Jean-Pierre Dreyfus va également monter sur la 2° marche du podium en compagnie de son copilote Jean-Paul Massé. Les Alsaciens sont ravis et, de plus, le lendemain, c’est l’anniversaire de Jean-Pierre que l’on n’a pas omis de fêter. Et, cerise sur le gâteau, une coupe est remise à Etienne KELLER pour la voiture la plus ancienne, ainsi qu'une autre à Jean Pierre Dreyfus pour sa Lancia Fulvia Zagato, voiture que le Club des organisateurs du Rallye aimerait bien avoir en son sein….
Bravo l'ALSACE….


PODIUM
GT
Isabelle et Michel ZAEHRINGER



PODIUM EXPERT
J-P. MASSE, J-F DREYFUS
Les organisateurs, Jean Rick, avec sa gentillesse légendaire, et Nathalie Haase , tous les deux d’une efficacité redoutable mais discrète sont à féliciter chaleureusement; ce que nous sommes tous empressés de faire. Aucun problème n’a été à noter : road book parfait, hôtellerie de qualité, parcours hors pair magnifique tant pour les paysages que pour la qualité des routes.

UN GRAND MERCI encore à vous et
à tous les bénévoles qui ont participé à la réalisation de ce rallye.

On
recommencera tous l’an prochain ça c’est sûr.

Retour, après un brunch magnifique, sur l’Alsace. Dans la voiture quelques discussions mais surtout grand silence... on se remémore ce rallye merveilleusement orchestré et ses paysages grandioses.
P.S. : un mail émis par les organisateurs vient d’arriver, suite à une erreur informatique, les classements GT et « Expert » sont modifiés : l’équipage Zaehringer termine à la 1ère place, Dreyfus-Massé à la 4ème place et Klughertz-Keller à la 17ème place.
Copyright : juillet 2010 Etienne Keller - Isabelle et Michel Zaehringer
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